La double-peau bioclimatique des Condotels The Maris Vung Tau en mode passif
Les condotels The Maris Vung Tau réalisent d’importantes économies d’énergie grâce à leurs balcons-brise-soleil, qui jouent le rôle de zone tampon bioclimatique
Système de brise-soleil en forme de voiles
C’est aussi un balcon et une zone tampon bioclimatique (“doube-peau”)
Lorsque j’ai travaillé sur les condotels Alaric et Atlantic, l’une de mes premières préoccupations a été leur orientation. J’ai choisi une légère inclinaison sud-ouest et nord-est afin d’éviter l’exposition la plus défavorable : le plein ouest, connu pour être la façade la plus chaude. Le plan masse en forme de U, composé des deux condotels sur les côtés et de l’hôtel en retrait au centre, m’a permis de protéger naturellement la partie centrale du soleil grâce aux ombres portées, à l’exception de quelques heures autour du zénith. Cette configuration répondait à la fois à des contraintes climatiques et à ma volonté de créer un ensemble cohérent et confortable.
Dans l’ensemble du projet, il fallait composer avec trois types d’ensoleillement : le soleil du matin, le soleil au zénith et le soleil couchant. C’est en analysant ces expositions que j’ai développé un principe de double-peau bioclimatique, destiné à absorber la chaleur avant qu’elle n’atteigne l’intérieur du bâtiment. En partie haute des façades, de grands débords de toiture en béton, qualifiés de véritables “casquettes”, protègent à la fois du soleil et de la pluie. J’aime cette manière dont un élément structurel peut devenir un geste architectural fort.
La zone tampon bioclimatique
Cette zone intermédiaire entre l’extérieur et le bâtiment, créée par les balcons, les brise-soleils et les jardins, joue un rôle essentiel. Elle protège l’édifice des variations thermiques et améliore le confort des occupants. J’ai voulu que le système de brise-soleil évoque des voiles de voiliers : une référence maritime qui s’accorde naturellement avec les condotels, dont les formes rappellent de grands bateaux de croisière.
Le rôle des balcons et des brise‑soleils
Les balcons et brise-soleils constituent la véritable double-peau bioclimatique que j’avais en tête :
-
ils bloquent le rayonnement solaire direct, réduisant ainsi la température intérieure ;
-
les balcons en béton stockent la chaleur, retardant sa transmission vers l’intérieur ;
-
ils contribuent à maintenir les pièces plus fraîches en journée et plus tempérées la nuit.
Cette approche me permettait de travailler avec des principes passifs, ce que je privilégie dès que le contexte le permet.
Le rôle des jardins
Les jardins participent eux aussi à la création de cette zone tampon :
-
les plantes absorbent chaleur et humidité, rafraîchissant naturellement l’air ;
-
la végétation forme des barrières naturelles contre le vent, limitant les pertes de chaleur en hiver.
J’accorde toujours une grande importance à la présence végétale : elle adoucit l’architecture, améliore le confort et crée un lien sensible avec le climat local.
Une stratégie bioclimatique éprouvée
La zone tampon bioclimatique constitue une solution efficace pour améliorer le confort thermique, réduire les besoins en climatisation et en chauffage, et améliorer la qualité de l’air intérieur. Elle est couramment utilisée dans :
-
les constructions passives, conçues pour une consommation énergétique minimale ;
-
les bâtiments bioclimatiques, qui privilégient des matériaux et techniques passives à faible impact environnemental.
Dans ce projet, j’ai cherché à combiner ces principes avec une identité architecturale forte, afin que la performance énergétique ne soit pas seulement une contrainte, mais un moteur de conception.








