Pourquoi maintenant ? Vers une Architecture - Pour un monde sobre, humain et vivant
Il y a cent ans, Le Corbusier écrivait « Vers une Architecture » pour réconcilier l’espace bâti avec l’ère industrielle naissante. Aujourd’hui, trois crises simultanées nous imposent la même question – mais avec une urgence différente.
Trois crises. Une seule réponse.
L’énergie flambe. Le pétrole et le gaz sont devenus préoccupants – pour nos factures, pour notre climat, pour notre indépendance. Un bâtiment mal conçu est une charge que ses habitants porteront pendant des décennies. Un bâtiment bien conçu se protège par son orientation, ses matériaux, sa ventilation naturelle. L’architecture est la première ligne de défense contre la crise énergétique.
L’intelligence artificielle recompose le travail. Des métiers entiers se transforment, certains disparaissent. Mais ce qui reste irremplaçable, c’est la pensée spatiale, la relation humaine, la capacité à écouter un lieu et à inventer une réponse singulière. L’architecte de demain n’est pas moins utile – il est plus essentiel.
La démographie redessine nos villes. Les familles quittent les grandes métropoles, les villes moyennes renaissent, le télétravail permet de vivre autrement. Ce mouvement appelle une nouvelle génération d’espaces – plus petits, plus sobres, plus ancrés dans leur territoire, plus connectés à la nature.
Ma réponse : une architecture pour vivre mieux, pas pour consommer plus.
Depuis 2006 – de l’école en bambou de Luong Son aux projets de résilience côtière à Vung Tau, jusqu’à la rénovation d’appartements parisiens – je construis la même conviction : l’architecture peut changer la vie en mieux, sans coûter plus cher à la planète.
Mon travail s’organise autour de quatre convictions :
Notre jardin planétaire – La planète est notre bien commun. Traiter la nature comme une infrastructure, pas comme une décoration. Concevoir des espaces qui intègrent la biodiversité plutôt que de l’effacer.
Efficacité énergétique – Utiliser le soleil, le vent, la masse thermique avant de recourir aux machines. Diviser par 3, par 5 la facture énergétique – c’est possible, c’est prouvé.
Matériaux bas-carbone – Choisir le bambou, la terre crue, le bois local, le chanvre, la paille. Des matériaux qui respirent, qui régulent, qui vieillissent bien et qui font confiance à la nature.
Design biophilique – Inviter la lumière naturelle, les vues sur la végétation, les matières vivantes dans chaque espace. Les espaces connectés à la nature réduisent le stress et favorisent la santé mentale – les études le montrent sans ambiguïté.
Parce que les crises ne s’annoncent pas – elles arrivent. Une maison, un bâtiment ou un quartier basse consommation construits aujourd’hui protège ses habitants demain. Une rénovation énergétique réalisée cette année économise des milliers d’euros les années suivantes.
L’architecture sobre n’est pas un sacrifice. C’est un choix intelligent – pour soi, pour ses enfants, pour la planète que nous leur laissons.
Un projet à Paris ou en Île-de-France dans cet esprit ? Contactez-moi – parlons-en.
Bai Sau, la nouvelle skyline de Vung Tau : repenser 78 ha de littoral pour un avenir plus résilient et plus vivant
Le pétrole flambe, le niveau des mers monte, les côtes s’érodent. Face à ces urgences conjuguées, un projet en construction à Vung Tau, au Vietnam, tente une réponse concrète : repenser 78 hectares de littoral pour le rendre plus résilient, plus vert et plus vivant — sans béton vertical, sans murs, sans voitures en surface. Chi Tam Nguyen, architecte DPLG, raconte les choix qui ont guidé le réaménagement de Bai Sau : travailler avec la nature plutôt que contre elle.
