Le design biophilique dans le complexe hôtelier The Maris Vung Tau amène le bien-être
The Maris Vung Tau incorpore des éléments naturels, tels que des formes organiques, des plans d'eau, des vues sur la nature et l’océan, et beaucoup de lumière naturelle
Un lac central, le “water link” qui relie les différents éléments
Au centre le « Moulin Rouge »
Des vues magnifiques sur l’eau, la nature et sur l’océan
Des écosystèmes sont créés et contribuent à la biodiversité
Dans un contexte aussi magnifique, à la fois historique et géographique, l’idée d’un design biophilique s’est imposée à moi presque immédiatement. Comment ne pas vouloir intégrer le projet au plus près de son site, en tirant parti de la mer, des vents, des montagnes et de tout ce paysage extraordinaire ? Pour moi, la biophilie, c’est bien plus qu’une tendance : c’est une façon de concevoir une architecture qui respire avec la nature, grâce à un design passif et à la création d’un véritable écosystème.
La conception biophilique, ou conception inspirée par et avec la nature, consiste à ramener le vivant dans l’environnement bâti : formes organiques, lumière naturelle généreuse, vues sur le paysage, matériaux naturels, présence de l’eau… Tous ces éléments qui nous reconnectent instinctivement à ce qui nous entoure.
Au The Maris Vung Tau, je me suis nourri du contexte unique du site : l’océan Pacifique, la baie de Vung Tau, la péninsule, la montagne, la plage, mais aussi la ville elle-même et son histoire riche. J’ai puisé dans tout ce que la nature offre ici : les vents marins qui caressent le visage, la lumière dorée du matin, les couchers de soleil flamboyants, les marées, les coquillages éparpillés sur le sable, les sons et les odeurs de l’océan, et même la silhouette des bateaux au loin. Ces éléments sont devenus la matière première de mon imaginaire architectural.
L’une des intentions les plus fortes du projet est ce que j’appelle le “sens de l’arrivée”. Tout commence par un “green and water link”, un chemin sinueux qui serpente autour d’un lac-rivière central. Ce parcours est pensé comme une véritable promenade sensorielle, jalonnée de surprises : cascades douces, paysages luxuriants, changements d’échelle et de lumière.
On arrive d’abord après une fontaine d’accueil, sous une arche métallique qui invite à entrer. Puis on débouche sur une place ronde centrale qui offre une vue d’ensemble apaisante sur le lac. En avançant le long de la rivière-lac, on traverse le monument le plus emblématique du projet : le “Moulin Rouge” géant. Ce volume sert à la fois de café, de lieu de détente et surtout de point de vue exceptionnel : une plateforme perchée à 14,5 m du sol qui ouvre sur l’immensité du Pacifique. Chaque fois que j’imagine cet endroit, je ressens cette émotion particulière : celle d’être à la fois protégé et ouvert sur l’infini.
Tout au long de cette promenade, le lac accompagne le visiteur. Et plus on avance, plus on sent l’océan se rapprocher : sa présence physique, son souffle, ses odeurs salées, sa lumière changeante.
Puis apparaît le Beach Club, composé de trois volumes organiques qui évoquent trois coquillages déposés par la mer après une marée haute ou une tempête. Cette image poétique me tient particulièrement à cœur : ces trois coquillages tournés vers l’océan donnent l’impression aux visiteurs de se tenir littéralement à la porte de l’immense Pacifique. C’est du design biophilique pur : des formes inspirées directement par la nature, qui parlent à notre inconscient.
Les bienfaits de cette approche sont nombreux et scientifiquement prouvés : amélioration de la santé mentale et physique, réduction du stress, création d’espaces plus confortables et plus accueillants. Mais pour moi, l’essentiel au The Maris Vung Tau va encore plus loin : la création d’un véritable écosystème accompagné de sa biodiversité.
Dans un complexe hôtelier, surtout quand il est implanté dans un site naturel aussi sensible, concevoir un écosystème n’est pas un luxe, c’est une responsabilité. En recréant des équilibres vivants, on atténue l’impact du développement et on rend le projet durable sur le long terme.
Les plantes et les arbres filtrent l’air, capturent les polluants, améliorent la qualité de l’air que l’on respire. Ils absorbent aussi les bruits, créant cette quiétude que recherchent tant les clients d’un resort. Ils participent même à la filtration et à l’amélioration de la qualité de l’eau.
En offrant nourriture, eau et abri, le paysage devient un refuge pour une faune variée. Voir des oiseaux, des papillons, entendre des insectes ou des grenouilles… cela rend l’environnement plus vivant, plus riche, et ça sensibilise doucement les visiteurs à l’importance de la biodiversité.
Côté énergie, l’ombre et la protection contre le vent offert par les arbres réduisent très significativement les besoins en climatisation et en chauffage. Moins de consommation, moins de coûts, moins d’impact environnemental : des bénéfices concrets que j’aime particulièrement mettre en avant.
Je suis convaincu que la création d’un tel écosystème et d’une biodiversité visible dans l’aménagement paysager est aussi un formidable atout commercial. Cela attire une clientèle sensible à ces questions, fidélise ceux qui viennent chercher autre chose qu’un simple hôtel, et transforme le complexe en une destination plus durable, plus agréable et, tout simplement, plus désirable.












